Faut-il faire barrage au FN ?

Si certains sont déjà fixés sur leur vote au second tour, beaucoup hésitent encore. Faut-il faire barrage au FN ? Comment respecter sa morale et son éthique tout en exprimant au mieux ses valeurs personnelles ? Le choix n’est pas aussi simple que semble le sous-entendre le moralisme du front républicain, pourquoi ?

Comme en 2002, la droite et la gauche de gouvernement ont appelé à faire barrage au Front national. Les premiers sondages donnent déjà Emmanuel Macron vainqueur à environ 60%. Pourtant l’issue de l’élection est encore loin d’être déterminée. En effet, la marge d’EM est beaucoup plus faible que celle de Jacques Chirac en 2002 qui avait atteint le score final de 82,21 %. Si les estimations sur le “sursaut républicain” sont déjà relativement faibles, celui-ci pourrait l’être encore plus en fonction du niveau d’abstention, de votes blancs, nuls ou contestataires. Les élections américaines l’ont démontré, ces dernières variables sont particulièrement difficiles à mesurer par un sondage, et pourraient créer une surprise. Le triomphalisme du camp d’Emmanuel Macron, similaire en certains points à celui d’Hillary Clinton avant sa défaite, est par conséquent d’autant plus inapproprié.

La montée du FN doit être observée non pas par rapport à la surexposition médiatique des dernières années, mais par rapport à ses scores réels depuis sa création. Si la montée du FN est bien réelle depuis la crise, elle est bien moindre que celle de son exposition dans les médias (voir Figure 1). Face à ce constat, quel peut être l’intérêt des médias à jouer sur la peur du FN [1] ?

Figure 1 : Score FN entre 1973 et 2015, en haut en relatif par rapport au total de suffrages exprimés, et au total d’inscrits sur les listes électorales (la différence entre la courbe rouge et la courbe bleue correspond à l’abstention), en bas en nombre absolu de voix. Le FN commence à devenir un parti d’importance notable à partir des européennes de 1984. Ses scores sont quasi cycliques, plutôt élevés pendant les élections européennes et régionales, battant des records pour les présidentielles, et restant faibles pour les élections locales. Les scores en nombre de voix sont quasi-constants jusqu’en 2008. A partir de cette date, on observe une montée de près de 30% pour les présidentielle de 2012, mais surtout une explosion au niveau des élections locales. Le parti s’oriente ainsi vers une stratégie de territorialisation. La progression est encore plus forte en score relatif du fait de l’abstention. Source : Slate [2].

Les électeurs d’Emmanuel Macron, de Marine Le Pen, ou les citoyens qui adhèrent aux idées de l’un des deux candidats pourront effectuer un vote d’adhésion au second tour.  Pour les autres, des concessions seront à réaliser quel que soit leur choix final (la suite de l’article ne concernera directement que ces derniers). Si les consignes de vote des partis de gouvernement sont claires, le choix est loin d’être aussi évident pour ces électeurs au vu des sacrifices attendus dans chaque cas.

Faut-il faire barrage à Marine Le Pen ?

“Je voterai Emmanuel Macron, pas parce que je le soutiens, mais parce que je suis contre la haine.”

Il s’agit du vote le plus efficace pour ceux qui souhaitent empêcher Marine Le Pen d’accéder à la présidence de la république en 2017. Cela est d’autant plus vrai, que l’incertitude sur l’issue du second tour n’est pas négligeable. Pour ceux qui craignent les conséquences de l’arrivée immédiate au pouvoir du Front National il existe bien un risque moral à ne pas voter EM.

Pourquoi ce n’est pas si simple ?

Toutefois les soutiens directs d’Emmanuel Macron et les votes barrages ne seront pas différenciés dans le système de suffrage actuel. Concrètement, un vote EM contre Marine Le Pen peut donc renforcer la légitimité d’EM, même si l’on n’adhère pas à son programme.

Le vote utile, ou le vote barrage, sont des adaptations de l’électorat aux contraintes du système de suffrage actuellement en vigueur. Cette adaptation implique de sacrifier ses valeurs personnelles au nom d’une morale communément admise : le front républicain contre le front national. Gare à celui qui s’y opposera [3], [4], [5].

Les mécanismes derrière le vote barrage

Si l’on observe l’évolution de notre démocratie sur les 30 dernières années, le front républicain a échoué à endiguer la hausse du front national. Dans le même temps, la popularité des partis de gouvernement s’est effondrée (voir Figure 2) sans pour autant que ceux-ci laissent place à des alternatives autres que le FN. Leur résilience est d’autant plus remarquable que ceux-ci restent au pouvoir malgré l’échec répété de leurs politiques. Cette résilience est possible grâce au front républicain. En effet, ne pouvant plus suffisamment créer l’adhésion par leurs programmes, les partis de gouvernement récupèrent désormais les voix de l’électorat en jouant sur la peur du FN. Cette stratégie est d’autant plus évidente au vu des graphiques Figure 1. Le FN réalisait déjà des scores importants sous François Mitterrand, mais l’idée de Front Républicain est bien plus récente.  Quant au FN lui-même, il pourrait être le principal gagnant de ce front à longue échéance. Celui-ci se retrouve en effet présenté à chaque reprise comme l’unique alternative, le débat sur la nature du changement ainsi évacué, l’électeur est alors confronté à un choix binaire. Doit-il reconduire ceux qui ont échoué et qui proposent pourtant encore et toujours les mêmes politiques ? Ou doit-il prendre le risque du changement incarné par le Front National ? À chaque itération suit une nouvelle désillusion, l’histoire se répète, le besoin de changement progresse, et avec lui le Front National.  Face à la menace, les partis de gouvernement s’adaptent en communiquant sur leur volonté anti-système, même lorsque ceux-ci représentent le système. Ils peuvent aussi s’unir autour d’une idéologie centriste “ni de droite ni de gauche”. Mais l’écart entre le discours et la réalité est souvent trop grand pour rester inaperçu des électeurs, encourageant ici aussi le vote FN. À terme, ce cercle vicieux ne semble pouvoir être brisé que par une réforme réelle des partis de gouvernement, par la victoire d’un parti vraiment alternatif, ou par celle du FN [6].

Dans quelle catégorie classer “En Marche!” ? Représente-il le rejeton des partis de gouvernement désormais unifié, ou est-il ce parti alternatif qui brisera le cercle ? Pour ceux qui pensent qu’EM appartient à la première catégorie [7], un vote barrage ne permettrait probablement pas de briser le cercle.

Figure 2 : Depuis le 2e mandat de François Mitterrand la popularité moyenne sur un mandat est en chute quasiment constante. L’effondrement est particulièrement visible sous la présidence de François Hollande. Source : Infographie du Nouvel Observateur à partir de sondages TNS Sofres [8].

 

Quelle responsabilité individuelle pour le vote blanc/nul ou l’abstention ?

« Si Marine Le Pen devient présidente, ce sera aussi la faute de ceux qui auront décidé de s’abstenir ou de voter blanc.« 

Cet argument souvent utilisé par les médias et les grands partis a pour objectif de faire culpabiliser ceux qui ne souhaitent pas faire barrage. Il est également repris par une bonne partie de la population qui tente de convaincre les électeurs indécis. S’inscrivant dans la logique du « Ceux qui ne sont pas avec moi, sont contre moi », ce moralisme évacue toute forme de réflexion et de choix alternatif. En effet, si le risque de voir le FN remporter les élections est bien réel, le degré de responsabilité de ceux qui choisiront de voter blanc ou de s’abstenir reste  à définir.

La question est similaire au débat entre certains des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon. Les premiers accusent ainsi les seconds de la responsabilité de la défaite de la gauche radicale. En effet, en unissant les scores de ses différents candidats, celle-ci remporte haut la main le premier tour. Connaissant la défaite annoncée de leur candidat, pourquoi les électeurs de Hamon n’ont-ils pas décidé de faire barrage aux candidats du centre et de la droite ? La responsabilité est loin d’être aussi évidente que semble l’affirmer ces électeurs de Mélenchon. Nombre d’électeurs de Benoît Hamon ont décidé de rejeter le vote stratégique parce qu’ils croyaient fermement en l’Union Européenne, et qu’ils voulaient exprimer leurs convictions. Le droit de vote nous accorde un pouvoir, mais celui-ci reste très limité. La responsabilité de l’échec de la gauche de la gauche est d’abord à attribuer aux cadres du PS, des Insoumis, et d’EELV. Elle dépend aussi de facteurs sur lesquels l’individu n’a pas d’emprise, c’est à dire la force des évènements, l’inertie des institutions, et le poids des structures.

En cas de victoire du FN, ceux qui auront voté blanc ou se seront abstenus auront bien une part de responsabilité. Celle-ci restera toutefois moins importante que celle des électeurs du front national, et encore bien moindre par rapport à celle de ceux qui ont favorisé sa montée. Quelle responsabilité donner en effet aux partis de gouvernement, et aux médias ? Aujourd’hui, ceux-ci font uniquement porter le poids de la défense de la démocratie contre le FN sur le vote citoyen. Malgré leur échec, les citoyens doivent une nouvelle fois leur sauver la mise. En ne prenant aucunement acte de leurs multiples erreurs, ceux-ci se dédouanent ainsi d’une responsabilité pourtant réelle. L’écran de fumée est déployé, si le FN passe, ce sera uniquement la faute de ces mauvais citoyens, qui votent blancs, s’abstiennent, ou votent Marine Le Pen en désespoir de cause. En effet, pourquoi reconnaître ses fautes quand l’on peut si facilement désigner un bouc émissaire ?

Faire barrage ou non, que choisir ?

Contrairement à ce que sous-entendent les consignes de vote, le choix de faire barrage ou non est avant tout un choix d’éthique personnelle indépendant d’une hypothétique morale républicaine. Il est le fruit d’un équilibre entre volonté d’exprimer ses valeurs personnelles, et adaptation rationnelle à la réalité. Exprimer celles-ci n’est pas pour autant pur idéalisme, il s’agit en effet aussi d’une manière constructive de contester le système en place, et d’être acteur du changement à plus long terme. Toutefois, l’imminence de l’élection est plus tangible qu’un hypothétique futur lointain. Comment être certain que son choix à long-terme aura les conséquences attendues ? Si ce choix implique un sacrifice potentiel à court-terme, en vaut-il réellement la peine ?

Si ne pas voter EM implique de courir le risque de voir Marine Le Pen accéder à la présidence de la république, faire barrage peut impliquer le risque de renforcer le statu quo à moyen-terme, et par conséquent le FN à long-terme. Pour ceux qui décideront de ne pas le faire, ici aussi les choix restants ne sont pas si évidents.

Abstention ou vote blanc ?

« Entre choisir entre un mal, et un moindre mal, je préfère ne choisir aucun des deux. »

Qu’est ce qui est considéré comme vote blanc ?

Seule une enveloppe vide, ou un bulletin blanc préparé par vos soins peut être considéré comme un vote blanc. Toutefois en fonction des bureaux, les bulletins blancs peuvent être refusés. Si vous souhaitez être certain que votre vote soit compté blanc, préférez donc l’enveloppe vide.  Tout autre bulletin non officiel, multiple, ou présentant une inscription manuscrite sera considéré comme nul. La tentation peut parfois être grande de faire un acte à portée satirique, ou de mettre le bulletin de son candidat préféré du 1er tour. Le vote de ceux qui feront ce choix sera toutefois comptabilisé comme une erreur, c’est-à-dire un vote nul. Il ne sera donc pas reconnu comme un vote contestataire par le ministère de l’intérieur. Si vous souhaitez envoyer un message, le vote blanc semble donc plus constructif que le nul.

L’abstention

Très décriée, l’abstention reste néanmoins une forme d’expression politique au même titre que le vote. Elle peut exprimer un désintéressement vis-à-vis de la politique institutionnelle, mais aussi une forme de contestation vis-à-vis des institutions dans leur globalité, du mode de scrutin, ainsi que des candidats en place. Elle présente l’avantage d’être visible dans les médias. Les chiffres du vote blanc, pourtant présentés par le Ministère de l’Intérieur, sont généralement peu communiqués, là où ceux de l’abstention font la une de la presse. Si s’abstenir permet d’envoyer un message, il est toutefois impossible de différencier l’abstention dû au désintéressement, de l’abstention contestataire. Le message des contestataires, bien que visible, perd donc de sa force et se retrouve facilement attaquable par les adversaires de l’abstention.

L’abstention de contestation est une adaptation aux réalités du système actuel. Elle est le résultat du manque de visibilité et de pouvoir juridique du vote blanc. Celui-ci devrait pourtant être l’instrument légitime de ce type de contestation.

Le vote blanc

Depuis 2014, les votes blancs sont séparés des votes nuls et comptabilisés à part dans les élections [9]. Toutefois, si le vote blanc est mesuré, il ne permet pas actuellement d’invalider une élection. Son unique pouvoir est de diminuer la légitimité des candidats en lice. Pour connaître les chiffres du vote blanc, vous pouvez consulter le site du Ministère de l’Intérieur.

Si les votes blancs avaient été considérés comme équivalents aux autres suffrages au moment de l’élection de François Hollande en 2012, l’élection aurait pu être invalidée. En effet, d’après la constitution le président de la république doit être élu à la majorité absolue, c’est-à-dire 50 % plus une voix. Ainsi, avec prise en compte de l’expression du vote blanc, celui-ci aurait représenté 5,8 % des voix, et François Hollande aurait eu un score 48,6 % [10]. Une telle mesure aurait tendance à invalider une grande partie des élections. Les défenseurs du vote blanc proposent donc d’intégrer l’expression du vote blanc dans la constitution de manière moins radicale. Une élection pourrait par exemple se trouver invalidée si le vote blanc réalisait plus de 50 % des suffrages exprimés.

Ce vote reste la manière la plus claire d’exprimer le refus de soutenir les candidats en lice. Il n’est pas pour autant une simple posture d’expression de ses valeurs personnelles. Le vote blanc peut lui aussi être constructif sur le long-terme. En effet, il renforce la légitimité d’une éventuelle réforme améliorant sa prise en compte, mais aussi d’une réforme plus globale de nos institutions et du mode de scrutin.

Le vote contestataire

“Je ne me sens pas écouté, je veux envoyer un message, et voter Marine Le Pen me semble être devenu l’unique moyen d’être entendu.”

“De toute façon, si Emmanuel Macron passe en 2017, Marine Le Pen gagnera la présidentielle en 2022. Le candidat que je voulais voir au second tour n’est pas passé, autant en finir maintenant.”

Encore plus décrié que l’abstention, le vote contestataire présente lui aussi une manière de se faire entendre. Il est souvent alimenté par la volonté de renverser le statu quo : le problème c’est l’immobilisme. Il exprime une certaine forme de désespoir : le système en place ne permettrait pas l’émergence d’une alternative progressiste. Il vaudrait mieux un mauvais changement, que pas de changement du tout. Une fois le statu quo renversé, le progressisme pourrait de nouveau émerger des cendres du système, les inconnues principales étant la durée de la transition, la violence et les dégâts provoqués par celle-ci.

Une telle analyse repose sur plusieurs hypothèses contestables :

  • une alternative progressiste ne peut pas émerger dans le système actuel ;
  • le coût de la transition par le FN est inférieur au coût de l’immobilisme.

Les limites du vote stratégique

Si le vote barrage représente une stratégie d’endiguement du FN dans l’urgence, le vote contestataire représente quant à lui la stratégie d’expression des plus désespérés. Son caractère potentiellement destructeur montre d’autant plus les limites de l’utilisation de toute forme de vote stratégique.

Bien souvent, plutôt que de défendre nos valeurs personnelles, nous nous prêtons ainsi à une analyse prospective de ce que sera la France dans les années à venir. La réflexion de chacun aboutit à différents scénarios potentiels en fonction des informations à disposition. Le choix du vote est ensuite déterminé de manière stratégique en fonction des scénarios identifiés.

Le vote stratégique présente néanmoins de nombreuses failles. Tout d’abord, tout le monde est loin d’être à égalité d’information au moment de son analyse. Les informations elles-mêmes peuvent être manipulées par les sondages ou les intox. L’analyse est ensuite particulièrement difficile, et peut être facilement biaisée. Les meilleurs experts eux-mêmes se trompent. L’avenir est aussi de plus en plus imprévisible. Les crises actuelles ont fait entrer le monde dans une grande période d’instabilité qui brouille toute forme de prévision à moyen-terme. Et quand bien même la prévision est juste, encore faut-il que la stratégie adoptée ait les effets escomptés.

Sur quoi devons-nous alors baser notre vote ? Devons-nous nous efforcer d’établir une prévision afin de réaliser le meilleur choix stratégique ? Au vu de l’incertitude de cette analyse, que vaut cette prévision et la stratégie qui en découle ? S’il est impossible de prévoir l’avenir, il est tout à fait possible d’identifier les valeurs que l’on souhaite défendre. Lorsque l’incertitude se fait plus forte, il n’y a donc rien d’immoral à trouver refuge dans la défense de celles-ci. Le rôle du vote n’est-il de transmettre la volonté des citoyens aux institutions ? Comment nos volontés peuvent-elles être transmises si nous nous autocensurons par choix stratégique ?

Le vote de conviction pourrait donc être plus défendable que le vote stratégique. Il permet en effet d’envoyer un message clair dans une réalité complexe, où la stratégie n’est pas toujours à même de porter ses fruits. Il permet aussi de conserver une certaine indépendance vis-à-vis d’influences extérieures telles que les sondages ou les intox. Il est d’autant plus défendable dans le cas présent, que la morale républicaine joue sur nos peurs et nos émotions. Ce faisant, elle bloque toute réflexion et nous rend par conséquent plus vulnérables aux adversaires de la démocratie sous toutes leurs formes. Le front républicain n’est pas seulement un barrage au FN, il est aussi un barrage à toute autre alternative de vote ou de pensée. Comment pourrait-il dès lors représenter les valeurs de la Démocratie ?

Le mode de scrutin actuel en cause ?

Les dilemmes présentés dans cet article montrent les limites de notre système de scrutin actuel. Pourtant, des solutions techniques existent déjà, tel que le jugement majoritaire. Ces alternatives proposent de limiter le poids du vote stratégique et d’augmenter celui du vote de conviction. Qu’attendons-nous pour les tester ?

Pour plus d’informations sur le sujet :

Une vidéo de ScienceEtonnante : https://www.youtube.com/watch?v=ZoGH7d51bvc

L’initiative jugementMajoritaire2017 : https://www.jugementmajoritaire2017.com/

Bibliographie

[1]       « (40) Horizon – La France a peur: le syndrome du grand méchant monde – YouTube ». [En ligne]. Disponible sur: https://www.youtube.com/watch?v=8WiiqssAME4. [Consulté le: 26-avr-2017].

[2]       « De 1973 à 2015, quarante ans d’évolution des scores du FN en un graphique », Slate.fr. [En ligne]. Disponible sur: http://www.slate.fr/story/99391/graphique-evolution-scores-fn. [Consulté le: 26-avr-2017].

[3]       M. Meteyer, « Le refus de Mélenchon de soutenir le «front républicain» décrié », Le Figaro, 24-avr-2017.

[4]       « Chronique d’un orphéon médiatique », Le Monde diplomatique, 01-juin-2002. [En ligne]. Disponible sur: https://www.monde-diplomatique.fr/2002/06/ROSKIS/8995. [Consulté le: 24-avr-2017].

[5]       « Mythologie du front républicain », Le Monde diplomatique, 01-mars-2015. [En ligne]. Disponible sur: https://www.monde-diplomatique.fr/2015/03/GOMBIN/52740. [Consulté le: 26-avr-2017].

[6]       « Les fenêtres de l’histoire », Le Monde diplomatique, 19-avr-2017. [En ligne]. Disponible sur: https://blog.mondediplo.net/2017-04-19-Les-fenetres-de-l-histoire. [Consulté le: 24-avr-2017].

[7]       « Macron, le spasme du système », Le Monde diplomatique, 12-avr-2017. [En ligne]. Disponible sur: https://blog.mondediplo.net/2017-04-12-Macron-le-spasme-du-systeme. [Consulté le: 24-avr-2017].

[8]       « INFOGRAPHIE. Le comparateur de popularité des présidents », L’Obs. [En ligne]. Disponible sur: http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140207.OBS5507/infographie-le-comparateur-de-popularite-des-presidents.html. [Consulté le: 24-avr-2017].

[9]       « Abstention, vote blanc et vote nul : quelles différences ? – Le droit de vote, depuis quand et comment ? Découverte des institutions – Repères – vie-publique.fr », 19-sept-2016. [En ligne]. Disponible sur: http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/participation/voter/droit-vote/abstention-vote-blanc-vote-nul-quelles-differences.html. [Consulté le: 25-avr-2017].

[10]     « 2 000 000 de Votes Blancs/Nuls ! », Citoyens du Vote Blanc, 07-mai-2012.

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6 commentaires

  1. Merci les insatiables, grâce à vous je vais pouvoir répondre à mes potes qui ont essayé de me faire culpabiliser parce que je refusais de « voter utile »; ils sont allés jusqu’à me traiter d' »irresponsable ».
    Comme toujours, votre article est divinement bien construit et renseigné, c’est un réel plaisir de vous lire, et un soulagement de pouvoir mettre des mots sur mes pensées.
    La bise.

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